Page Blanche (Cathy)

N'ayant pas réussi ce défi, je vous propose des coins de table plus ou moiuns récent... Je n'ai malheureusement rien de mieux pour vous, me trouvant actuellement dans une période trop sensible pour parler d'animaux quel qu'il soit (perdre le sien n'aide pas à écrire au travers de ses yeux...) J'espère néanmoins revenir sur ce défi plus tard, je ne m'avoue pas vaincue.

En attendant, voici ces pauvres rimes parfois incomplètes et interminées (si c'est le cas, le coin de table se terminera par un "X")...

 

 

Des Pattes et des Rimes

 

Un jour un mot se dit

Qu'il aurait voulu être poésie

être tracé par les plus grands

Etre redouté par les tyrans

 

Donner un sens à une vie

En abréger d'autres aussi

Etre déclamé par l'amoureux

Faire rêver les envieux

 

Mettre fin à une guerre

Faire le tour de la Terre

Se consumer de désir

Embraser le plaisir

 

Un jour un mot se dit

Qu'il aurait voulu être poésie,

Sans s'être demandé

Ce qu'il voulait signifier...

X

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La corneille dans son nid

Attend et voit le monde

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ROSEAU

 

Composter le matin

Comme on jette un billet

Les jours se prélacent

Les nuits se délacent

 

Mais seule je demeure.

 

Expédier l'après-midi

Comme on s'ennuie d'une lettre

Ces jours qui s'enlacent

Et se confondent, hélas

 

Mais seule je demeure

X

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Cueillie au saut du lit

La rose à l'éclat écarlate d'avoir dévoré âmes et amants

Se fane et flétrit

A l'aube du matin, ses épines tombent et se consument

En milles larmes d'argent

Glisse le sang de ses victimes, et alors qu'elle fleurie

Ses pétales d'un blanc d'innocence renaissent et se déversent en chevelure de lune

La tige d'un vert boréal devient porcelaine

Et de ses aiguilles naissent les membres de poupée

Adieu amants, le jour sera à son aimé

Qui tendrement l'enlace et la ramasse

La cueillant au bras de Morphée

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Vitalic

 

Se sentir étrangère

Dans ses propres rues

Se sentir meurtrière

Dans sa propre vie

 

A vouloir se cogner le crâne

Le cogner si fort contre un mur

Pour l'éclater enfin

Comme un fruit trop mure.

 

Tomber à genoux

Mais continuer d'avancer

Toujours rester

Et ne jamais s'arrêter

 

Mais pour aller où ?

Foncer droit dans un mur

Et y précipiter sa tête

Pour que tout cela cesse

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Voyage nébulaire

 

Partons à l'abordage

Des rivages de nuages

Ces monts et vallées

De blanc inexplorés

 

La mer céleste se déjette

Et vient lécher le bout de tes pieds

Tandis que la lueur pure du soleil

Dessine plume à plume tes ailes de brise

 

Pars, voyageur du temps

Explorateur du vent

Pour découvrir les curieuses créatures

Qui serpent et disparaissent dans les brumes

 

Ange ou dragon, mirage ou foudre

Leur corps te traverse

Et le soupçon d'un frisson t'électrise

Dans une douce caresse

X

 

Par Cathy

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