Le Fossoyeur

Les lumières du crépuscule donnait au bois un aspect chaleureux, un aspect trompeur. Les locaux prétendaient que le Fossoyeur hantait ce bois et que les mortels assez idiots et désesperés pour avoir recours ses services pouvaient le rencontrer ici durant le crépuscule. Jullius était un de ces idiots et avait traverser l'essentiel du pays à la recherche cet être de légende qu'on disait doter d'un pouvoir impie parmis tous. Il marchait depuis des heures et commençait à perdre espoir et courage, mais il ne pouvait plus faire demi-tour maintenant, il n'avait rien à quoi revenir.

Il dû finalement s'arréter pour quelques minutes pour se reposer et pu poser l'Epée au sol. Elle lui parraissait si lourde, un fardeau dans tout ses aspects. Il la sortie de son fourreau et en observa la lame comme il l'avait souvent fait, le métal autrefois parfaitement lisse était maintenant recouvert d'inscriptions, rouges, sombres et incomprehensibles, sur le pommeau le bourgeon de fleur métallique etait maintenant une fleur ouverte et violette de la forme d'une clochette, signe qu'il avait désormait droit de recourir au service du Fossoyeur.

Alors que ses pensées s'attardaient sur les évenements qui lui avaient conferé ce droit, un bourdonnement distant capta son attention. Il pris l'Epée en main, laissa le reste de son chargement contre un arbre avant de se mettre en quete de la source du son. En y prettant plus attention il comprit que c'était quelqu'un qui fredonnait un air. Il suivit le chant jusqu'à une curieuse clairière, nue de toutes herbes ou mousse, en son centre se dressait un arbre mort rappelant une main décharnée tendu vers le ciel rouge. L'arbre etait entouré de dizaines de fleurs violettes, grandes comme un adulte, en forme de cloche pendante, formant une petite forêt très dense autour de l'arbre. Jullius porta son regard au pommeau de l'Epée, si lourde. Ces étranges plantes lui firent presque manquer le plus singulier. Perchée sur une branche de l'arbre, fredonnant, une jeune fille tenait une autre de ces fleurs dans sa main et en inhalait le parfum. Elle balancait ses pieds nus dans le vide, etait envelopper d'une riche bure violette et d'une ample chevelure noire et bouclée. Elle s'arreta de fredonner et lanca à Jullius un regard en coin. Ils se fixerent ainsi quelques secondes, l'expression de la fillette etait indéchiffrable et celle de Jullius perplexe. Finalement il vu un large sourire, toutes dents dehors, eclairer le visage de l'enfant.

"C'est pour moi?" demanda t-elle en pointant l'Epée du doigt. Soudainement la main de Jullius ne pouvait plus supporter le poids de l'arme, elle lui echappa et tomba a ses pieds dans la terre noire, le metal de la lame rougeoyant à la lueur du soleil. Le temps qu'il remonte ses yeux à l'arbre la fillette avait disparue de sa vue.
"Je m'appelle Jullius, je viens demander les services du Fossoyeur." dit il haut et clair "J'ai de quoi payer!" dit il en montrant l'Epée à ses pieds.
En réponse il entendu le rire de la fillette, dont il n'arrivait pas à determiner la provenance.
"Tes parents ne t'ont jamais dient qu'il étaient imprudent de donner son nom à une inconnue?" dit la voix d'un ton amusé.
"Je suis sur qu'ils approuveraient assez peu de me voir ici de toutes façons." repondit Jullius essayant d'apparaitre détendu.
"Oh ils n'approuveraient probablement pas grand chose de ce que tu a fait ces dernières années, n'est ce pas Jully?" Un bruissement dans les fleurs se fit entendre quand la tête de l'enfant en surgit,tout sourire."Je peux t'appeler Jully, mh?"
Elle emergea des fleurs et s'avança vers lui d'un pas felin, sa bure trainait derrière elle et ses cheveux dissimulaient ses bras et ses mains. Son visage irradiait d'intelligence, d'espieglerie et de douceur enfantine. Jullius se doutait que c'était trompeur et qu'il aurait tort d'y croire une seconde. De nombreuses histoires mettant en scène des créatures anciennes et puissantes les decrivent comme ayant des apparences trompeuses ou inattendu, déstinées à tromper les mortels.
"Vous êtes le Fossoyeur?" lui demanda t'il, l'air grave.
"Une pelle serait bien trop lourde pour moi enfin." dit elle en agitant ses petites mains devant elle "Tu n'es pas très futé Jully." ajouta elle avant d'emmettre un rire étrange, comme une enfant et une femme riant à l'unisson.
Il était dit que le Fossoyeur était toujours accompagné d'une foule de morts, Jullius devait admettre que quoi que soit la créature devant lui, elle n'était sans doute pas le Fossoyeur, mais il devait avoir un lien qui explique ces etranges fleurs ressemblant au pommeau de l'Epée. Sans doute etait elle une des ames errantes qui formaient le cortège du Fossoyeur.
"Dans ce cas qui est tu? Tu sais ou je peut trouver le Fossoyeur?" lui demanda t-elle d'un ton amical en se penchant à sa hauteur, tentant d'obtenir sa coopération.
"Qu'est ce que tu lui veux?" demanda elle en inclinant la tête et en faisant la moue.
"J'ai besoin qu'il trouve quelqu'un pour moi" dit il.
"Qui ça?" demanda elle les yeux ecarquillés par la curiosité de l'enfance.
"Quelqu'un que j'ai perdu il y à quelques années." Lui avoua elle en esquissant un sourire nostalgique.
"C'est ta fiancée c'est ca ?!" dit elle en sautillant et en tapant des mains "Comme c'est romantique!" dit elle en tournoyant d'exitation.
Jullius sourit devant la scène avant de réalisé qu'il s'etait laisser berner par l'attitude de l'enfant et avait brievement baisser sa garde.
"Sais tu ou je peux le trouver oui ou non?" dit il en essayant de ne pas parraitre trop sec.
"N'importe qui ne peut pas le rencontrer. La moitié du monde serait à sa porte sinon. Il n'aurait pas une minutes pour lui." dit elle. Elle s'approcha de lui, sa bure donnant l'impression qu'elle glissait sur le sol et ramassa l'Epée et commença à l'inspecter. Jullius y vit un signe que la créature avait fini sont petit manège, ou tout du moins il l'espérait.

"Combien?" demanda elle en faisant glisser une de ses mains sur la lame.
"Quatre-vingt quatre." repondit il, baissant ses yeux au sol.
"Ooh!" fit elle en portant sa main à sa bouche, jouant un air choqué."On priveligie la quantité à la qualité Jully? Et si elles ne faisaient pas l'affaire?" lui demanda t-elle.
Jullius était pris au dépourvu, n'importe qui était sensé faire l'affaire. L'Epée était sensé contenir les ames de ceux qu'elle avait tuer, son porteur devait récolter des ames avec jusqu'à ce que la fleur sur le pommeau eclose, si il y parvenait il gagnait le droit de ramener un mort parmis les vivants. Il avait aussi lu que plus une ame appartenait à quelqu'un de bon, plus elle remplissait l'Epée néanmoins l'ame d'êtres abjectes etait sensée faire l'affaire, si on pouvais en avoir en quantité.
Jullius avait, pendant des années, rechercher, traquer et tuer des assassins, des violeurs, quelques barons du crime organisé ainsi que certains qui rentraient dans les trois catégories. Il avait pris soin de se rappeler precisement les noms et circonstances de ses quatre-vingt quatre victimes, il avait essayer d'etre le moins cruel possible et de les tuer rapidement , il avait même offert une sepulture décente à la plupart de ces ordures. Même si il avait conscience qu'un meutre reste un meutre, Jullius tentait d'apaiser sa culpabilité en se disant que le monde serait meilleur avec Elle en vie , et eux morts. Mais il ne pourrait pas supporter d'avoir tuer tout ces gens pour rien, d'ailleurs il ne savait pas trop comment il allait vivre avec de toutes manières.
"On m'a dit que si je la remplissait, peu importe le moyen je pourrais ramener ma femme parmis les vivants." dit il.
"Il ne faut pas croire tout ce qu'on te dit Jully."dit elle, la lueur espiègle dans son regard fut remplacée par une sournoiserie bien adulte et son sourire devint cruel."Mais on t'a bien renseigner au moins sur ça. Je peux tout utilisé tant qu'il y en a assez" ajouta elle finalement.
"C'est donc bien toi le Fossoyeur." dit il, dubitatif."Pourquoi me mentir ainsi?" demanda t-il.
"Que tu es malpoli Jully, traité une dame de menteuse!" lança t-elle la mine boudeuse et croisant les bras autour de l'Epée revenant à ses maneurismes enfantins.
"Peux tu ramener ma femme?" dit il , décidant qu'il ferait mieux d'être direct et de lacher le sujet..
Elle ocha de la tête sans le regarder.
"Peux tu le faire maintenant?" demanda t'il.
"Je pourrais" commenca elle "Mais tu a été si méchant avec moi, tu prendra bien le thé pour te faire pardonner,non?" dit elle, son sourire de retour et une excellente imitation d'un regard suppliant.
Jullius arriva au bout de ses faibles reserves de patience à ce moment là.

"J'ai voyager dans tout les recoins de ce pays et d'autres, j'ai tuer des dizaines d'hommes et de femmes durant des années! Maintenant je viens réclamer mon dû et je ne te doit rien d'autre!" hurla il , prenant un pas en avant.
Au moment ou il prit ce pas, dans un grand bruissement, les fleurs immenses se tournèrent subitement vers lui comme des tournesol vers le soleil, leurs petales s'ouvrirent subitemement en grands comme les collerettes de serpents exotiques révélant des pistils rouge vif. La sournoiserie était revenue dans le regard de l'enfant et son sourire était devenu carnacier. Jullius se dit que ce serait idiot de mourir si près du but et essaya de retrouver son calme et de jouer le jeu pour le moment.
"C'est d'accord, je me pli à tes conditions," conceda t'il "mais promet moi de ramener ma femme après."dit il. La parole de la créature ne valait probablement pas grand chose mais rien de mieux ne lui vint, il était dépendant de sa bonne volonté .
"Promis!" dit elle en sautillant et en reprenant son expression joyeuse et candide habituelle.
Les petales des fleurs se replièrent pour reprendre leur forme de cloche et pointèrent de nouveau vers le sol.
"Je reviens dans un instant." dit elle avant de se diriger à pas pressés vers les fleurs et de disparaitre parmis elles. Jullius n'osait pas la suivre et pensait que ce serait imprudent de toutes façons. Il s'assit au sol et réfléchit à ce qu'il ferait quand il reverrait enfin sa femme, jetant un regard suspicieux aux fleurs de temps à autre.

Il s'était souvent demander comment elle reagirait quand elle emergerait de l'abysse de la mort. Il se demandait si elle serait désorientée au début, si son visage s'illuminerait quand elle le reconnaitrait et comprendrait qu'il l'avait ramenée à lui. Si elle serait triste d'avoir été arrachée à une éventuelle vie après la mort qui serait meilleure que celle ci. Si elle se jeterait dans ces bras ou se tiendrait là, pleurant de joie ou de tristesse.

Il fut interrompu dans ces reveries par le retour de la fillette un plateau dans les mains et l'Epée posée sur les bras. Le crépuscule avait cédé place à la nuit et Jullius remarqua que les fleurs emmetaient une faible lueur, les faisant ressembler à d'inquiétants lampions. La petite créature s'affairait a remplir deux tasses de thé fumant et à sortir des petits gateaux d'une boite pour les placer dans une assiette, elle avait poser le plateau sur un support tout près des fleurs que Jullius n'avait pas remarquer. Elle se tourna vers lui, sourit et indiqua le plateau des mains. Jullius marcha jusqu'à elle et remarqua que le support faisait partie de la chevelure de la jeune fille, qui s'étendait comme un reseau de racine noires et brillantes sorties de terre, maintenues sous cette forme par quelque sortilège. Un autre ensemble de mèches noires s'étendait de l'autre coté du support pour offrir à Jullius un siège ou s'asseoir, elle s'assit, probablement sur un siege similaire et posa l'Epée à coté d'elle. A défaut de le rassurer, cela lui confirmait que la fillette n'avait rien d'une humaine et justifiait la méfiance dont il devait faire preuve. Il s'assit lentement, guettant le moidre mouvement suspect, le siège de fortune était plutôt agréable.

"Alors, raconte moi comment tu es arrivé ici." demanda t-elle en commençant à siroter son thé.
"J'ai trouver l'Epée," commença t'il d'un ton ennuyé "fait quelques recherches documentaires dessus, récolter des témoignages, ce genre de choses. Puis au bout d'un an je me suis décidé à commencer à la remplir, j'ai chassé les personnes qui meritaient le plus de mourir sur cette terre pendant cinq ans. Après que l'Epée fut remplit j'ai cherché un moyen de trouver le Fossoyeur, j'ai trouvé l'emplacement de ce bois dans une bibliothèque." fini t'il en soupirant.
"Tu es vraiment nul pour raconter les histoires." lança elle en refaisant la moue. " Donne moi des détails, comment t'es tu battu pour ta bien aimée, comment tu a survécu aux pires épreuves en t'accrochant à son souvenir! fait moi rever! Ta femme à bien du te dire que les filles aiment ce genre d'histoires, n'est ce pas Jully?" dit elle en reprenant son humeur joyeuse.
"Ce fut surtout des meutres," dit il " je doute que ma femme aurait aimer que je lui en parle, puisse t'elle même ne jamais le savoir. Quant à toi, je doutes que tu ai grand chose à voir avec une femme ou un fille en dehors de ton aspect, et encore. Qu'est ce que ça peut bien te faire de savoir comment je t'ai récuperé ses ames?"
Elle prit un air abattu et baissa la tête, Jullius pris sa tasse de thé, la renifla, décida que si elle avait voulu le tuer elle aurait utilisé une méthode plus exotique que tu thé empoisonné, et bu tout son contenu d'un trait. Jullius du même s'admettre que c'était un bon breuvage. Elle sirota ensuite sa tasse silencieusement pendant plusieurs minutes en lui lançant des regards désaprobateurs. Julius, lui profitait de l'amour nouveau de la jeune fille pour le silence et surveillait les fleurs en attendant qu'elle se décide à lui rendre son amour perdu. Au bout de quelques minutes elle finit sa tasse la reposa sur le plateau, le support s'affaissa lentement et les cheveux de la fillette se rétractèrent dans une configuration moins étrange, laissant Jullius tomber à la renverse alors que son siège se dérobait sous lui. Il jura silencieusement.
L'enfant rammassa l'Epée et regarda Jullius.
"Commençons." dit elle sans son entrain habituel.
Jullius sourit à ses mots, il avait attendu si longtemps. L'enfant emit un sifflement, comme si elle appelait un animal de compagnie. Ils restèrent immobiles et silencieux durant quelques instant avant qu'un grondement provenant du bois ne se fasse entendre.

Jullius vit une créature à la forme vaguement humaine émerger d'entre les arbres, sa stature était massive, et elle devait être deux foix plus haute que lui, ses traits était masqués par l'obscurité. Elle transportait une énorme pelle dans sa main droite.
"Oh, tu disais donc vrai. Tu n'es pas le Fossoyeur. Je suppose qu'il correspond plus à ce à quoi je m'attendait." dit il d'avantage pour lui même que pour s'excuser.
"Je suis très vexée que tu nous ai confondu." dit elle "Et je te l'avais bien dis que je ne mentais pas."
Le Fossoyeur s'approcha d'eux à pas lents et lourds avant de s'immobiliser devant la fillette et de la fixer avec de grandes pupilles inexpressives. L'enfant se leva, et s'approcha du géant pour le prendre par la main et le guida jusqu'au devant des fleurs puis les lui indiqua d'un geste de la main. Le Fossoyeur planta sa pelle au sol avec une force qui fit trembler la clairière et osciller les fleurs. Là, Jullius assista à un bien curieux manège. La fillette traina le Fossoyeur de fleur en fleur et les pointait du doigt, il saisissait alors délicatement chaque fleur indiquée avec la main que l'enfant ne tenait pas, la portait a son visage avant d'en apprécier le parfum avec une longue inspiration sifflante. Ils continuèrent a tourner ainsi autour de l'arbre central pendant un long moment, la fillette riant parfois à un commentaire silencieux du Fossoyeur, Jullius les regarda faire sans un mot, respirant à peine, il n'osait interrompre quelque chose qui faisait peut être partie du processus qui ramènerai sa femme. Au bout d'un temps qui lui parut une éternité le Fossoyeur emit un grognement sourd, comme de la pierre contre de la pierre, il retourna à sa pelle et la rammassa puis retourna à coté de l'enfant. L'enfant pris deux pas en arrière, toujours gracieusement malgré la longueur de tissus qui trainait derrière elle. Le Fossoyeur sortit d'une besace un pot en terre de simple facture, le posa au sol et commenca à creuser sous la dernière fleur qu'il avait examiner pour la déraciner. Une fois fait le Fossoyeur pris la plante par la base et la mit dans le pot en terre. Durant l'opération Jullius pu voir les racines de la fleur, l'une d'elle était clairement un tibia. Jullius laissa echapper un soupir soulagé, il avait craint que sa femme n'apprenne un jour ce qu'il avait fait pour la revoir et qu'elle le rejète pour ses actes et ce qu'ils avaient fait de lui, mais il comprenait maintenant qu'il ne vivrait pas pour revoir sa femme.

L'enfant se tourna vers lui et montra le trou de la main.
"A toi de jouer Jully, assied ici s'il te plait" l'invita t'elle.
Jullius avança jusqu'à la fosse, manqua de trébucher pour atteindre le fond, et il s'assit.
"Avant que tu me tue, dis-moi, il n'est pas le Fossoyeur n'est ce pas? Ou est il?" demanda il sur un ton poli.
"Je suppose que c'est partiellement de lui qu'il s'agit, c'est un petit surnom que les gens qui ont raconté les histoires que tu a lues lui ont donner. Comme je t'ai donné le tien Jully." dit elle en souriant.
"Mais le don de ressussiter les morts faisait référence à toi, non? Qui est tu dans ce cas?" dit il.
"Une jardinière." dit elle avec son habituel sourire d'enfant.
"Et lui?" dit il en regardant le géant.
"Lui c'est Gustave," dit elle "c'est un collectionneur et un artisan. Il est adorable, mais pas très bavard" dit elle. Jullius fronça les sourcils, la créature était tout à coup démytifiée à ses yeux.
"Et bien merci pour le coup de main Gustave, et à toi aussi petite jardinière" dit il en souriant. " Que dois je faire maintenant?"
Elle pris l'Epée par la poignée d'une main.
"Tend moi tes mains l'une sur l'autre." dit elle.
Jullius s'executa et laissa reposer ses mains sur la terre noire. La fillette s'avança vers lui et brandit l'Epée à deux mains pointe vers le bas et s'appretait à l'abattre quand Jullius l'interrompit.
"Attend." dit il "J'ai une dernière question."
"Je t'en prie" dit elle.
"Pourquoi suis je si calme?" demanda il.
Elle enleva une main de la poignée et la fit disparaitre dans les couches de tissus et de cheveux qui l'enveloppait pour en ressortir une petite tasse.
"Ah, bien sur." dit il en eméttant un petit rire. "Pourquoi cette precaution?"
"Si tu avais paniquer et abandonner ta femme à son sort pou sauver ta vie, tu aurais pu vivre avec?" dit elle.
"Non, probablement pas, tu a raison. Je te remercie pour ça aussi. Adieu petite jardinière."fini t'il.
Elle déposa la tasse devant Jullius et reprit ou elle s'était arréter enfonçant l'Epée dans ses paumes et le sol, Jullius émit un grognement de douleur. Immédiatement de petites pousses vertes surgir du metal de la lame, elle serpentèrent en s'allongeant autour du bras de Jullius avant de se creuser un chemin dans ses veines. Jullius se permit alors de hurler franchement de panique et de douleur. La Jardinière regardait le spectacle et semblait se délécter des cris de douleurs et de terreur de sa victime.
"Adieu, Jully. Je passerais le bonjour à ta femme." dit elle, son sourire de prédateur de nouveau sur ses lèvres et ses dents. Elle sourit à Gustave et lui fit un petit signe de tête, celui çi se mit à ré-emplir la fosse de terre. Jullius le remarqua du coin de l'oeil avec soulagement, l'asphyxie lui épargnerait de mourir ronger par le bourgeon de fleur qui lui sortait désormais du bras et grandissait à vu d'oeil, buvant son sang et se nourrissant de sa chair. Quand la terre recouvrit finalement sa tête il essaya d'en respirer pour en finir le plus vite possible. Il commença rapidement à suffoquer et a s'engourdir , il ne sentait que son bras, puis la douleur aussi commença à s'effacer , et lui avec.

Mais il ne resta pas très longtemps dans les ténèbres. Il émèrgea de terre et sentit sur lui la rosée et les premiers rayons du jour. Il continuait a s'élévé lorsque ses pétales s'ouvrirent et qu'il eu la vision de sa femme étendue sur la terre noire de la clairière, envellopée dans une robe violette confectionnée avec de grands pétales de fleurs. Elle commença à s'éveiller, Jullius essaya d'appeler son nom, en vain. Elle fut approchée par la Jardinière qui pris sa femme par le bras et lui dis quelque chose en souriant, mais Jullius n'entendait plus, la vue était son seul lien avec le monde, ce qui était déja curieux.
La Jardinière lui parla pendant un long moment, l'amour de Jullius semblait désorientée au départ, mais quoi qu'elle lui ai dit, la Jardinière semblait avoir réussi à la rassurer un peu. Après cela elles eurent l'air de papoter de façon détendu, la Jardinière lui servit le thé comme elle l'avait fait pour lui. Jullius craignait qu'elle tombe de nouveau morte d'un instant à l'autre d'un piège de la Jardinière, elle semblait plus fascinée que méfiante des pouvoirs étranges de l'enfant. Elle passa le plus clair de la journée à s'amuser avec la Jardinière, Elle l'aida même à arroser ses fleurs et la Jardinière fit en sorte qu'Elle arrose personnelement Jullius, probablement pour qu'il ait le loisir de voir de près le beau visage qu'il avait tant attendu de revoir et de sublimer sa frustration. Finalement, quand le soleil commença à être bas, la Jardinière l'accompagna au bord de la clairière et sembla lui indiquer le chemin si il en croyait sa gestuelle. La Jardinière lui fit ce qui devait en apparence ressembler à un cadeau, une épée avec un bourgeon de fleur sur le pommeau, sans doute lui disait elle de façon détournée de la confier à quelqu'un qui la fera atterrire dans les mains d'un autre idiot. Elles se séparèrent dans une accolade chaleureuse et sa femme disparue de sa vue.

Après quelques instants la Jardinière revint vers lui affichant son plus fière et cruel sourire, sa voix résonna dans l'esprit de Jullius.
"Que ta femme est gentille et charmante, pas vraiment comme toi,  je pense qu'elle reviendra prendre le thé de temps à autre. Nous nous entendons très bien." disait elle.
Et effectivement sa femme revint, mais entre temps la Jardinière reçut d'autre visites de gens de tout ages venu passer un peu de temps avec leur amie la Jardinière, tous semblait conscients qu'elle était plus qu'humaine mais aucun n'avait l'air de lui en tenir rigueur.
Alors Jullius compris pourquoi les fleurs plus grandes que lui regardait vers le bas. Afin que la Jardinière puisse narguer les malheureux dont les êtres aimés passe du bon temps avec leur tortionaire sans même qu'ils aient conciense qu'ils existent encore et ont payé le pric fort pour eux. Afin que les années à attendre d'être récolté par Gustave pour confectionner les vetements qui allait habillé les morts soit les plus douleureuses possible.

 

Nicolas

Commentaires (1)

1. Geoffrey 12/11/2013

Pas mal du touuuut ! Ca fait très conte sombre, on pourrait presque le tourner en conte des freres Grimm. Bon, effectivement, tu me l'avais dis, y a effectivement un je-ne-sais-quoi dans le style qui gêne un peu, cassant l'illusion d'un texte qui, par son fond et sa mise en scene, pourrait être très professionnel. Dans les quelques chtiotes remarques que je pourrais faire, je dirais que ton dernier paragraphe pourrait être formulé d'une meilleure facon. Le mot de la fin est terrible, mais n'en ressort pas grandiose de par sa "mise en mots".
Ensuite, je dirais que les dialogues pourraient être plus raffinés, dans le sens où il faut choisir un style soit familier, soit courtois, pas osciller entre les deux. Si c'est une fille, la faire parler comme une fille, ou comme une adulte, et si tu oscilles vu que ca fait parti du role, le faire de maniere plus marqué. Et puis un peu plus de naturel dans les paroles.
Tes descriptions sont pas mauvaises du tout, quoique legerement flou sur les bords au début, mais ce sentiment s'estompe au fil du texte.
Manque d'émotion poignante sur la fin lorsque Julius voit sa femme. (sauf si c'est voulu?)
Sinon, de très beaux atours de texte utilisés, comme l'anticipation, les mises en amorce, et les faux-semblants.
J'ai été séduit par ta jardinière et ton conte. Bel effort sur la mise en scene. Manque plus que quelques petits trucs pour le rendre parfait.

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