Delirium

Delirium

 

Je vous salue ! Vous, oh grands suppliciers. Que l'assassin se noit de chagrin ou de l'amertume des alcools, son crime ne sera racheté ni par la mort ni par la souffrance. Qu'il vive, seul l'oubli le sauvera, miséricorde, sauvons le des chimères, damnation, sauvons le de sa folie.

Et que les morts lui pardonnent, qu'ils lui pardonnent sa méprise et sa déroute, qu'il en coûte ! Qu'il goûte aux joies de s'évader, pourvu que la honte ne le rattrape. Sonne les chaînes qui l'enracinent dans les murs et etouffe ses cris.
Au goût des larmes s'ajoute le sang, lourd en fer, parole de dément !

Chut, chute le monstre de fer, et l'encre noir s'écrase en torrent sur la grève. De rouge se teint l'eau, s'egoutte le sable, Radamanthe reçoit des hôtes ce soir, en plus et bien jeunes, ils arrivent en nombre.

Sonnez le glas, l'heure est a la fête. Dansons !

 

Cathy, à Mortcerf

.

.

.

 Licence Creative Commons

Tous textes publiés sur ce site est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 France.

Merci de me contacter pour toute demande de ré-utilisation, modification, etc...

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site