Présentation générale des oeuvres de Ruh

Prélude fou

"Je est un autre," disait Rimbaud. Et l'on dit souvent que les œuvres d'un auteur sont le reflet de son paysage intérieur, de sa personnalité. Alors si je me considère comme Autre, mes œuvres sont-elles des réflexions d'Autrui, et donc du monde qui m'entoure ? Mes écrits ne sont-ils que les reflets de cette réalité obscure qui me soumet, me pousse à vivre ces instants exécrables et exquis ? Comme Platon avant moi, dois-je considérer l'Art, ou ce résidu d'art, s'il en est, comme un déchet de réel, poursuite de l'erreur dans le faux, représentation d'une autre représentation, et donc régressive ? Par mon simple acte d'écriture, je suis le pire des hommes, car j'attire mes semblables dans l'errance de ces ombres au fond de la caverne...
Mais par cet acte, je vis aussi, et je suis libre de le faire, encore et encore. Car, comme Sartre l'a énoncé, je suis maintenant "condamné à être libre," seul responsable de mes actes, je suis celui qui forge son propre chemin, sans destin, sans fers pour l'en empêcher, rien... Rien, si ce n'est les Autres.
Les Autres, cet enfer sur lequel nous avions commencé. Et ces Autres sont partout. Autour de moi, dans l'urbaine cité, dans les campagnes brunes et raillardes, mais aussi dans mes écrits... Mais "Je est un Autre" parmi les Autres, alors pourquoi s'en soucier ? On ne s’en soucie pas, justement.

Et pourtant, les écrits, eux, s’en soucient, car ils vivent maintenant, animés par ce seul dessein qu’ils sont Autre. Ils sont l’Autre qui ploie sous la plume, qui rugit dans les mains des lecteurs, qui se dandine burlesquement dans les critiques et se terre dans l’oubli après son éphémère passage.
Alors, Lecteur, je te donne l’Autre, fais-en ce que tu veux. Lis, pleure, cri, aime ou hais, c’est toi qui permets à ces écrits de vivre, c’est toi qui leur permet de dévorer le temps et de maintenir le rêve…

Mais surtout, laisse un petit commentaire en bas de la page, ça fait plaisir, c’est constructif, et en plus, c’est gratuit.

Ruh, ou l'ombre de loup.

Vous l'aurez compris, je ne fais pas dans la simplicité. J'aime les mots, les grandes palabres, les figures de styles, et les images débordantes de paradoxes apoplexiques. Et en plus, je suis partisan de la philosophie, alors tout de suite, ça fait tâche, ça fait lourd, mais ça fait du bien ! (enfin... pour moi surtout)

Style radicalement différent de Lucioles, je suis pourtant greffé ici non pas par pur hasard et attrait du contraste, mais bien parce que nous avons trouvé (à un moment, peut-être totalement controversable, puisque sans doute étant redirigé depuis un espace dimensionnel tangentiellement éloigné et pour le moins (potentiellement, si on s'est pas perdu en route) original et dantesque que l'on considérera ici comme n'ayant sans doute aucun rapport avec la présente réalité (je vous ai paumé, hein ) ) qu'il y avait une sorte de... Correspondance, entre nos écrits.
...
Oui, bon, peut-être pas, j'ai bien dit que c'était controversable.

En tout cas, rien à dire, à deux, c'est toujours mieux. Tout comme Lucioles, j'ai été grand lecteur de HF pendant un temps, puis je me suis tourné vers des lectures plus Dark, y trouvant mon plaisir et mes inspirations. En un sens, et même si ça n'est pas vraiment le cas, on pourrait presque dire que d'un côté les Lucioles, de l'autre l'Ombre, même si la première connaît le sombre, et le dernier voit ces lueurs... De mon style, vous pourrez aussi déduire d'autres muses multiples provenant de la littérature dîtes "classique", du XVe au XXe, de Ronsard à Breton, en passant par Musset ou Baudelaire, bref, les Grands, les Maudits, tout ce qu'on peut trouver de bien compliqué et tarabiscoté, je prends.

Une chose est certaine cependant, si Lucioles gratte naturellement des centaines de pages, je suis de formation poétique, donc mes écrits pourront vous sembler souvent plus courts, mais condensés en un amalgame d'images et de pensées parfois trop confuses, ou au contraire trop ordonnées, pour être comprises au premier regard. Depuis que j'ai découvert le vers, il m'est très difficile de sortir de la synthèse pour redécouvrir le flux de la narration. Je compte sur cette expérience commune, sur ma partenaire Lucioles et sur vous, lecteurs, pour m'aider dans ce renouveau. Merci.

Oeuvres

Dans cette rubrique, je tâcherais de donner la pensée derrière les oeuvres à suivre, afin de vous donner un avant-goût de ce qui vous attend, et vous permettre de comprendre le but entrepris. Néanmoins, une courte synthèse sera toujours présente au début d'un texte pour le remettre dans son contexte et le présenter.


Coins de Tables

Recueil de poèmes.

Une serviette lors d'un dîner de restaurant, un carnet aux feuillets volants sous la brise d'un trajet, un bout de feuille qui traîne lors d'une entrevue, ce coin de nappe qui est toujours là pour étancher la plume... Le jet pur de la pensée, rapide, à peine réfléchi, vif et sans regret... Voilà l'âme des Coins de Tables, écrits à peine retouchés, car témoin d'un instant, d'un pan de vie, d'une émotion impossible à imiter.
Tous mes poèmes partent d'un coin de table. Ce sont les germes, les idées desquelles proviennent les fleurs et les arbres qui constituent mes recueils. Certains prendront l'eau et le vent, pousseront pour devenir de belles plantes. D'autres resteront graines, mais posséderont toujours en eux le charme de ce qui recèle un potentiel non dévoilé.
Et parfois, il vaut mieux ne pas tenter de les faire pousser, et les laisser tel quel, déjà si beau par ce simple potentiel.

Après tout... Une fleur n'est-elle pas plus belle bien vivante, colorée et parfumée... que fanée d'avoir trop chercher le soleil et de s'y être brûlé ? - L

Alors voilà mes Coins de Tables, mes élans, mes instants. Ils sont proches de moi et de mon présent. Et comme le présent, on les laisse filer ensemble indéfiniment. Car c'est leur éphémerité qui leur donne leur intérêt, leur valeur, leur place ici.


Anien

Premier roman des hybrides.

Les fondations de ce roman ne viennent pas de moi, mais de mon père. Ce dernier a élaborer les bases d'un univers où résident des hommes hybrides. Je ne vais pas développer le-dit univers ici, car de un, cela serait trop long, et de deux, Anien fait parti de ce qui devait originellement être un recueil de nouvelles présentant cet univers au fur et à mesure, et donc en dire trop serait très peu avisé de ma part quant au maintien de certaines surprises.

Anien part d'une trame assez simple énoncé dans le sous-titre : c'est l'histoire d'un hybride renoncant à son éducation, à la Raison, pour revenir à son état d'enfance refoulé, l'Instinct. Apres, pourquoi ? Suspens !

J'ai décidé d'adopter une narration à la chronologie bousculée pour illustrer ce procédé, à base de sensations, de souvenirs, de réflexions, et de rêves... De soufrance, aussi, car elle est souvent la cause des plus grands bouleversements. 

Vous voilà donc sur les traces de Merwan qui court, court à travers la forêt, pour oublier sa douleur. Sa Raison se fracture petit à petit, alors qu'il redécouvre l'Instinct. Et son passé se révèle par visions et mémoires, comme par à coups sur la conscience, pour révéler ce qui, somme toute, servira de fil rouge au roman : une histoire d'amour.

 

Réflexions

Recueil de nouvelles.

L'idée de base était d'élaborer un univers parallèle basé sur les miroirs. Un jour que je rêvassais, élève assidu, lors d'un cours de philosophie sur la conscience et l'existence, une pensée toute bête m'est venu : il y a un monde derrière le mirroir, mais la seule chose qui m'empêche de traverser est mon reflet.

Tout de suite embarqué sur cette piste, je rédigeais à la volée la rédaction "Tu as tranché mon âme en deux..." Je ne savais pas bien où j'allais, j'écrivais un coin de table fulgurant qui ne sera jamais retouché, mais qui déjà posait les bases de cet univers des mirroirs, des Réflexions.

De part les circonstances de cet écrit, le double sens du terme "Réflexions" me paru être trop évident pour ne pas le développer, si bien que le second écrit, sobrement homonyme, démontre derechef l'enchevêtrement de la pensée philosophique (pour le moins attrophiée par un manque d'expérience, je vous l'accorde) au sein d'une narration présentant petit à petit, jouant avec la folie, les multiples facettes des Réflexions : l'autre-côté, le non-retour, la violence, la terreur, le doute... Un monde terriblement exact, réel, tranchant... Léthal.

Je vous présente donc mes Réflexions, visions instables de cet univers des mirroirs et des pensées. Attention de ne pas vous perdre dans l'obsession à votre tour.

 



Tous mes écrits sont Copyright ©2007 - 2012 Geoffrey Missud. Tous droits réservés. Mes travaux ne peuvent être copiés, édités, publiés, transmis ou uploadés d'aucune manière sans mon accord exprimé et écrit.

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