Les Souverains des Cités Immaculées

D'une ode à la débauche...

Ce poème se veut une ode pseudo-descriptive et métaphorique d'un groupe de lycéens. Pamphlet ironique, sarcasme ambulant jeté à la figure des décrits, il est l'auto-dérision d'une bande d'amis vu par l'un des ces partisans. Après une introduction inspiré des odes homériques, chaque strophe vient présenter un personnage, lui peignant des traits qui transpirent de son comportement, mais plus d'une manière joueuse et espiègle, comme une insulte de camaraderie, qu'en véritable description des-dites personnes. Pour compléter ce second degré, de multiples références plus ou moins dissimulées tentent de donner à cette courte ode un aspect métaphorique et philosophique. 
Pour expliquer ce poème, un maître mot : le jeu.


Ruh


NB : qui suis-je de ces cinq souverains ? 

Les Souverains des Cités Immaculées


Il était des cités toujours tonitruantes
Dans l'imaginaire des êtres, mais acculées
Par des pensées - si maladives - tant alléchantes
Qu'elles se livrent - insinueuses se souhaitant troublantes
- À ces cinq souverains aux corps immaculés.

Si maintenant Sappho est morte, et l'art lésé,
Lesbos, voluptueuse aire où les latins errent,
Se souvient de sa légende ternie, biaisée.
Son chevalier, sous les cascades de baisers,
Rend à son île les honneurs de l'univers.

Elle fut belle telle sa terre, et fortunée,
Morgan, la guérisseuse fée, est piégée
Dans les méandres du passé. Ah ! Falunez
Avalon, baron ! Arrêtez de pétuner :
Charon n'est plus, et les âmes assiégés.

À ses portes une foule de grands démons,
Dité, la fratrie des Érinyes aux neuf cercles,
Nous recueille. Il n'y a nul dieu ! Blasphémons !
Si le comte s'est égaré en Piétmont,
C'est son divin rire qui de la ville sarcle.

S'il s'agit de connaître les tréfonds des hommes,
Sodome, exilée, ah ! renversée sous le soufre
Et le feu, est désormais réduite à l'opium.
Son maître, à l'esprit mordant tous les idiomes,
Vient satisfaire - blanchit - ses plus sombres gouffres.

Enfin ! ô source de rêves et de confusion,
Imrryr, peuplée de narcisses, ruine d'empire,
Partage avec nous ses plantes de vision.
Son marquis, déchu, chroniqueur des divisions,
Trouble le destin en répandant ses lampyres.

Ruh.

Le 26 Novembre 2010,

à Croissy sur Seine.

 



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