Le Passant

Le Passant


J'ai connu la couleur de l'espoir,
J'ai connu les ires de la peau, 
J'ai voulu dresser l'échine et te voir 
Mais je n'en ai tiré que des fardeaux...

J'ai connu la douceur du chagrin,
J'ai connu les reliefs du sureau, 
J'ai voulu connaître ce qui est tien 
Mais je n'en suis devenu que plus sot...

J'ai connu le goût de l'amour,
Exquis, torturé, mais si beau. 
J'en suis revenu trop vite à court 
De mots...

J'ai connu la noirceur du désir
Et j'y ai brûlé mes rêves... 
En un moment, la vie 
Ne demeurait que poussière.

Je me suis cru érudit bohemien,
Aventurier, peut-être ! ou amant ? 
Mais en fait, je ne connaissais rien, 
Eternel esclave de l'instant.

Ruh.

Le 26 Aout 2012,

Au milieu de nul part.



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Commentaires (1)

1. Ta sœur ! 29/07/2013

Encore du vers libre !
On ressent le jeu du contexte, ici.

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