Insomnie

Insomnie


Entends : le temps passe, et passe encore
En un épanchement incolore,
Où lentement s'écoulent les heures,
Où je - de - meure...


Des vitraux solitaires se dressent
En ce moment de pure paresse.
Sommeil - perdu dans un labyrinthe
De pensées - ne peut se reposer,
À jamais prolonger son étreinte.


Là, là, le temps passe, et passe encore
En un élancement indolore,
Où lascivement roulent les pleurs,
Où je - de - meure...


Voiles ou braises, couvercle mortuaire,
Le lit se délie comme un faussaire.
Babilles bigarrées sur ces teintes
De ténèbres, enjôlivent des lais
Aux aurores de mes nuits éteintes.


De là, le temps passe, et passe encore
En un étanchement plein de tort,
Où lâchement se terre l'erreur,
Où je - de - meure...


Cloisonné dans cette sombre chambre,
D'un coup, il pleut des poussières d'ambre.
Restes d'illusions candides et feintes,
L'esprit a tenté de s'échapper
Par peur, par rêve, de l'ombre qui suinte.


Mais là, le temps passe, et passe encore
En un chuchotement soudain fort,
Où sans relâche fuit mon coeur,
Où Je. Se. Meurs.


Ruh
28 Mai 2012


 


 

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