III.Sillage

III. Sillage

« Quand on erre sans savoir... »

 

J’ai suivi sa trace

A travers ces pluies de pensées,

Ces pistes de suie, où règne l’effluve

Naguère subtile, maintenant pressante,

Charmante, qui ensorcèle mes pas

Et me porte à sa suite.

Sylphide évasive, elle file…

 

Cours, cours, je te suis…

Ephéméride dans ses ruelles,

Au rythme des gouttes qui enlacent les tuiles

Et tombent sous mes empreintes glissantes,

Sur les pavés tintant

Comme des verres… Jeux de cristal,

En chœur, dans le brouillard des dédales.

En rose des brumes, elle file…

 

Un sourire, elle disparait de nouveau

Et dans un voile de crainte s’enveloppe.

Elle danse, un peu hésitante, sur l’air des carreaux…

Passe-murailles, sous l’iris, on s’évade,

Un détour sans parcours, une charade…

En psyché, nous coulons sur le marbre

Et la vie…

Eclat d’un soupir, elle file…

 

Est-ce bien elle ? J’élève un sourcil

Perplexe ? Inquiet ? Ai-je perdu son sillage…

Urbaine forêt, les piliers hautains dévisagent

L’inconnu au départ.
Emprise de la rosée, sous les perles des feuilles,

Le bois, autrefois rassurant, m’effleure,

Epelle les reliures de mon esprit.

Nymphe, où es-tu ? Elle file…

 

Egarement fébrile des cils,

Silence. Fumeroles sur l’étang qui pétille

Et m’inspire…

La voilà, voguant sur des rouleaux tranquilles,

Qui m’appelle… Peut-être ?

Moi ou un autre, peu importe,

Lorsque le vent nous emporte,

Ne reste que l’onde. Elle file…

le 17 Mars 2012,

Sous la Manche.

Ajouter un commentaire
 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site