II.Ombrage

II. Ombrage

« Quand l’ivresse nous submerge… »

 

Le coulis vénitien perle lascivement

Le long des alcôves de mon cœur,

Tout comme ce soubresaut subtil et nargueur

Qui distille les pas de l’amant.

 

Par ses murmures l’interdit devient moqueur,

Et se volatilise aisément

Lorsque la rose dévoile ses ornements

Aux belles et miroitantes couleurs.

 

L’arôme brun s’en vient titiller le passant

De son sourire et de son humeur,

Où même les larmes de Diane, de douleur,

S’abîment dans le regard de l’aimant.

 

Peine joyeuse, l’alcool vibre faiblement

Avant d’embaumer – de ses douceurs

De cannelle et d’anis étoilée – le danseur

Enivrée d’un tendre firmament.

 

Déserts de nuit, souffle de ciste en pleine fleur,

Parcours les cimes d’effilements

Si fins, si fins… Des petits pieds marchent en diamants

Dont je suis la piste rêveur.

 

Se perdre dans tes yeux, nager dans le néant,

Boire ce qui reste de tes peurs.

Submergé par l’idylle aux pommettes à rousseurs,

Oh ! J’irradie d’un désir ardent.

 

Frôlant l’ombrage de ce dessin, les lueurs

Débordent de l’encrier sciemment

Pour s’envoler, papillonner – en tressautant

Sur les contours floutés du bonheur.

 

 

 

le 7 Février 2012,

à Warwick.

 

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